Bonjour à chacun!
Un nouvel article sur notre blog pour partager avec vous la suite de notre roadtrip.
Pour rappel, nous sommes partis de Perth et nous nous dirigeons vers Melbourne en passant par le Nord de l’Australie.
Le dernier article, si vous l’avez manqué (il est accessible ici) parlait de la partie entre Perth et Broome. Cet article parlera de la partie de Broome à Darwin, et même légèrement plus puisque nous inclurons le parc national Kakadu que nous avons fait juste après.
Cet article est plus court que le précédent et il devrait aussi être plus court que le suivant car cette partie de l’itinéraire était elle même plus courte (logique, quoi).
Nous attaquons tout de suite avec notre itinéraire.

L’itinéraire en 11 jours
Comme pour l’itinéraire de Perth à Broome, il est tout à fait possible d’adapter notre itinéraire pour qu’il englobe plus de choses ou au contraire pour aller plus vite.
Nous sommes sur un rythme de croisière assez soutenu car limité dans le temps.
- 1er jour – Derby Prison tree puis route vers Fitzroy Crossing
- 2e jour – Geikie Gorge
- 3e jour – Halls Creek et route vers Kununurra
- 4e jour – Kununurra puis Lake Argyle et frontière Northern Territory
- 5e jour – Route vers Katherine
- 6e jour – Route vers Darwin
- 7e jour – Darwin
- 8e jour – Litchfield Park
- 9e jour – Darwin
- 10e jour – Darwin vers le Kakadu National Park
- 11e jour – Kakadu National Park
Le 11e jour correspondra au 1er jour de l’itinéraire suivant (à venir dans le prochain article).
1er jour – Derby Prison tree puis route vers Fitzroy Crossing
C’est donc avec un peu de regret que l’on quitte Broome, nous avons vraiment apprécié notre séjour. Mais l’envie d’en découvrir plus est plus forte 🙂
Le premier arrêt n’est qu’une heure environ plus loin, il s’agit de la petite ville de Derby.
La ville n’a pas un grand intérêt en soit mais elle abrite deux lieux que nous visitons: le port et le Prison Tree.
Le port de Derby
Le port était certainement l’un des plus importants de la région: c’est ici qu’était acheminé le bétail pour être transporté part bateau à l’étranger ou dans d’autres ports australiens.
Les troupeaux parcouraient plusieurs centaines de kilomètres, dirigés par des Drovers, sorte de cowboys australiens.
On a donc la possibilité de voir un embarcadère assez haut et assez important.

L’océan à marée basse offre un paysage particulier: une rivière vient s’y jeter ici mais elle est plutôt asséchée en cette période d’hiver. Cela laisse une sorte de marécage. Original.
Il doit d’ailleurs y avoir des crocodiles dans le coin, on est maintenant dans leur région.

Aujourd’hui le port semble encore en activité mais il est plutôt calme. Il n’a pas l’air désaffecté en tout cas.
Le Prison Tree de Derby
Notre second arrêt, à la sortie de Derby est au niveau du Prison Tree, un gros baobab assez ancien qui se situe sur une sorte d’aire de repos pour les drovers et la « police » de l’époque qui transportait les aborigènes qui avaient été arrêtés pour diverses raisons plus ou moins bien fondées. Ils enfermaient les aborigènes enchaînés dans le tronc de cet arbre afin d’être sûr qu’ils ne s’échappent pas pendant la nuit.

C’est donc un arbre tristement célèbre qui était et est toujours important dans les croyances aborigènes: il se trouve sur une terre qui leur est sacrée.
Quelques panneaux incitent à ne pas trop s’approcher de l’arbre. Ils rappellent que c’est aussi une potentielle maison de serpents, ça doit suffire à faire fuir certaines personnes.

Puisque l’on parle de Baobab, il faut que l’on précise qu’on en trouvera vraiment pas mal dans le Nord Ouest de l’Australie. Cet arbre, cousin de celui d’Afrique qui est plus connu, est assez impressionnant: il est très résistant aux parasites et aux maladies ce qu’il fait qu’il peut vivre de très nombreuses années. Plusieurs millénaires, sans précision à notre échelle car contrairement aux autres arbres, son tronc ne se renforce pas d’une cerne chaque année.

La seule chose qu’il redoute, et c’est généralement ce qui le fait mourir, c’est la foudre. Son tronc est très fibré et il a par conséquent la fâcheuse manie d’attirer la foudre…
Cet arbre est majestueux. Son tronc peut être énorme. Il fleurit une nuit par an et est pollinisé par des insectes.
Ses fruits sont rouges et sont très appréciés des wallabies et autres marsupiaux australiens.

Gibbs River Road
A noter que c’est près de notre arrêt que se trouve le début de la Gibbs river Road, la seconde route qui mène au Northern Territory. Cette route est, parait-il, magnifique. En tout cas, vous le verrez ci-dessous, elle doit être mieux que celle que nous allons emprunter.
Pourquoi? Non, on n’est pas débiles. C’est juste que cette route est en grande partie faite de terre et elle n’est donc pas trop accessible pour un van, comme toujours…
Elle donne accès à beaucoup de points intéressants dans le Western Australia comme El Questro National Park ou encore le Windjana Gorge National Park.
Bref, si vous êtes intéressés, un petit détour de 8 jours (contre 3 sur notre itinéraire) en 4×4 est proposé ici: https://www.australia.com/fr-fr/itineraries/wa-gibb-river-rd.html

Vers Fitzroy Crossing
Retour sur notre route en direction de Fitzroy Crossing.
Nous croiserons encore ici beaucoup de vaches au milieu de la route. Mais cette fois-ci en plein jour et elles n’étaient vraiment pas pressées de traverser…
On s’arrêtera sur une aire de repos plutôt sympathique où nous passerons la nuit.

Alors qu’on faisait à manger, la nuit tombée, on a entendu un bruit de plus en plus important qui s’approchait. Comme si quelque chose nous chargeait.
On a eu un peu peur mais après vérification avec une lampe, on était simplement approchés par un joli chat sauvage tigré.
On croisera ces chats à plusieurs reprises le soir. Ils ne miaulent pas (on m’a souvent rapporté que les chats domestiques miaulent simplement pour communiquer avec les humains, cela explique que les chats sauvages ne miaulent pas).

2e jour – Geike Gorge
Nous voilà arrivant à Fitzroy Crossing. Un petit village qui servait également de halte au bétail autrefois mais qui est aussi et surtout fondé à partir d’un lieu où vivait et vit toujours une communauté aborigène.
On en croisera d’ailleurs beaucoup dans les environs.

Pas grand chose ici, comme dans tous les petits villages que l’on va traverser désormais jusqu’à Katherine.
On remarque tout de même une présence assez importante de rapaces, notamment au niveau de la supérette. C’est impressionnant de voir autant d’aigles ou similaires voler en rond au-dessus de nos têtes. Euuh… sommes-nous les proies ?
Geikie Gorge National Park
Nous profitons de la journée pour faire un détour de quelques 25 minutes de route vers le Nord du village, en direction du Geikie Gorges National Park.

Ce petit parc national est formé autour de la Fitzroy River, qui a d’ailleurs donné son nom au village de Fitzroy Crossing, puisque « crossing » signifie « croisement » ou peut également être employé pour désigner l’action de « traverser ». C’est là où la route traverse la rivière Fitzroy en d’autres termes.

Le parc est gratuit et propose plusieurs marches au bord de la rivière. Il faisait plutôt chaud ce jour-là et le parc national est composé de plusieurs arbres qui tiennent à l’ombre, donc au frais.

On fera quelques marches mais on ne les trouvera pas terribles. On croisera tout de même plusieurs wallabies et des cacatoès noirs à queue rouge. L’occasion de faire des belles photos!


Il y avait aussi des croisières proposées sur la Fitzroy River mais une fois encore, les prix n’étaient pas très accessibles.
On reprendra ensuite la route pour faire quelques kilomètres avant le village suivant, Halls Creek.

3e jour – Halls Creek et route vers Kununurra
Rien de particulier dans ce jour. Halls Creek est un petit village, comme Fitzroy Crossing. Forte population aborigène. On y fera le plein et on continuera notre route.
Ah si, on passera devant l’embranchement de route qui mène jusqu’à Wolfe Creek, cratère de météorite qui a donné son nom à un film d’horreur basé sur une histoire vraie où un local enlève des backpackers pour les tuer l’un après l’autre.
J’aurai aimé voir le cratère mais l’aller-retour sur une route de terre pendant plus de 6h nous a dissuadé..
4e jour – Kununurra puis Lake Argyle et frontière Northern Territory
La partie la plus intéressante de la route entre Broome et le Northern Territory est ici. Il s’agit de la petite ville de Kununurra.
Elle est l’arrivée de la Gibbs river road évoquée plus haut.
La ville de Kununurra
La ville en elle-même n’est pas très grande mais après toute cette route à travers des paysages désertiques (non pas que ça en soit fini) elle nous apparaît comme une oasis.
Elle est au bord de la Ord River qui la contourne et qui forme un grand lac au Sud au bord duquel nous pique-niquerons en profitant du frais sous les arbres du parc qui le borde et des oiseaux qui occupent ce parc.

Mirima National Park
Au Nord, elle dispose d’un petit parc National, le Mirima National Park, que nous irons visiter.
Une fois encore, notre pass pour les parcs nationaux du Western Australia nous évite de payer $13 d’accès et nous enchaînons les deux principales marches proposées (sur 3 en tout, petit parc). L’une nous amène à un joli panorama sur la ville, l’autre se glisse dans une crevasse entre deux collines: joli décor.


On continuera notre chemin vers un point de vue sur la ville, sur la colline d’à côté, vers l’antenne d’émission.

Ivanhoe Crossing

Au Nord de la ville se trouve également un point d’intérêt peu commun: l’Ivanhoe Crossing. C’est un passage à gué praticable en 4×4 mais assez impressionnant pour être admiré depuis la rive, même quand on n’a qu’un van 🙂

Il est d’ailleurs célèbre car il apparaît dans le film Australia: le héros de l’histoire y fait traverser un troupeau de vaches. Bien sûr pour l’occasion la route a été cachée.
Des 4×4 sont d’ailleurs passés lors de notre présence.
Pendant la saison humide, même avec un 4×4, il est interdit de traverser la rivière, l’eau monte beaucoup.


Lac Argyle
En fin de journée nous rejoignons un autre point d’intérêt de la région: le Lac Argyle. C’est le plus grand lac artificiel de l’Australie. Il est formé par un barrage électrique qui alimente le Nord-Est du Western Australia.
J’avais entendu dire qu’il était possible de s’y baigner, au milieu des crocodiles d’eau douce. Attention, ces crocodiles fuient l’homme et ne s’y attaquent que si provoqué. Bref, aucun risque 😉

Mais de toute manière, nous ne nous y seront pas baignés. En réalité la seule plage accessible appartient à un camping. Il faut donc soit payer pour y accéder soit y séjourner.
Nous étions dans l’optique de ne pas dépenser d’argent dans les campings avant Darwin où nous n’aurons pas trop le choix. Nous avons donc suivi la route en cul-de-sac qui longeait le lac et qui nous a amené au niveau du barrage. Un petit parc au bord de l’eau que nous visitions rapidement avant de reprendre la route pour notre prochain objectif: entrer dans le Northern Territory, encore un Etat (enfin Territoire) Australien qui nous est inconnus.
Le Northern Territory
Nous y accéderons quelques dizaines de kilomètres après.
On observera qu’il y a toujours des restrictions au niveau de l’entrée des légumes dans le Western Australia. Nous ne sommes pas concernés car nous allons dans l’autre sens mais tout comme lors de notre passage dans le Nullarbor, il y avait un barrage avec arrêt obligatoire au niveau de la frontière entre les deux Etats.
Nous y sommes. Nous perdons 1h30 par rapport au Western Australia, il n’est donc plus très tard 🙂

Mais nous choisissons de nous arrêter rapidement sur une aire de repos pour préparer notre repas du soir et dormir avant de continuer en direction de Katherine le lendemain.
A noter qu’il y a une petite particularité dans le Northern Territory, c’est que les grands axes routiers sont limités à 130 km/h. Ce sont toujours des routes simples, une seule voie dans chaque sens, mais on roule plus vite. Enfin, les autres roulent plus vite. Nous on continue à rouler à 90 km/h.
D’ailleurs tout au long de notre voyage autour de l’Australie, nous n’aurons été klaxonnés que deux fois par rapport à notre vitesse et ces deux fois étaient dans le Northern Territory. Les Australiens sont plutôt cléments sur la route, surtout si on laisse passer ceux qui veulent doubler 🙂
5e jour – Route vers Katherine
Pas grand chose ce jour-ci si ce n’est la traversée du tout petit village de Timber Creek où nous prendrons de l’essence.
On continuera notre route vers Katherine, la prochaine grande ville à traverser, et nous nous arrêterons sur une aire de repos à quelques dizaines de kilomètres de notre objectif pour dormir.

6e jour – Route vers Darwin
Katherine
Nous voilà dans la ville de Katherine: elle est située au carrefour de la Victoria Highway, que nous empruntons, et la Stuart Highway qui relie le Sud au Nord de l’Australie (Port Augusta au Sud à Darwin au Nord).
C’est la plus grande ville que nous aillons traversé depuis Broome voire même depuis Carnarvon. Une forte population aborigène et beaucoup de choses à voir dans les alentours. Il y a en effet un parc national très intéressant.

Mais, après avoir longuement réfléchi et étant donné qu’on repassera par là en redescendant vers le Sud, nous décidons de continuer notre route jusqu’à Darwin où nous réservons 4 nuits dans un camping en banlieue: c’est moins cher, à 20 minutes du centre-ville de Darwin donc pratique et avec beaucoup de bons avis sur internet. Bref, on choisi l’Oasis Tourist Park. Bien entendu, nous choisissons un camping puisqu’il n’y a pas de zone de camping gratuite dans les environs de Darwin, comme pour toute ville…
Nous effectuons tout de même quelques courses à Katherine et nous prenons la route.
Pine Creek
Nous nous arrêterons dans la petite ville de Pine Creek qui était célèbre pour des mines d’or à ciel ouvert, la dernière ayant fermé en 1993 (très bonne année!). Cette dernière a d’ailleurs été remplie d’eau et forme un joli petit lac artificiel que nous avons pu apercevoir.

L’Oasis Tourist Park
Nous arrivons dans l’après-midi au camping: nous avons bien fait de réserver. Nous sommes en saison sèche et c’est en cette saison que les touristes affluent le plus à Darwin car la région est la plus accessible à cette période de l’année. Lors de la saison humide, il pleut beaucoup et en grandes quantités ce qui provoque beaucoup d’inondations. Les crocodiles qui habitent dans cette région sont ravis, ils voient leur habitat augmenter considérablement.
Et en cette saison, à moins d’avoir un bon 4×4, on ne bouge pas beaucoup. Et c’est sans parler de la chaleur mêlée à l’humidité qui rendent l’endroit pas très accueillant.
Bref, il y avait beaucoup de monde et le camping était plein. Mais le dirigeant qui voulait nous aider (et aussi ramasser un peu plus d’argent) nous a tout de même accepté et nous a placé entre deux bungalows sur un bout de pelouse qui consiste normalement une voie de passage vers la piscine du camping que nous avions juste à côté de nous.

On était un peu en pente mais l’emplacement nous convenait. D’ailleurs j’ai indiqué au responsable que nous étions en pente et face à cela le responsable nous a apporté un bout de planche de bois. Hmmm.. merci mais je ne vois pas comment ça peut nous aider: ce n’est pas en relevant une roue du van de 1cm que ça comblera la pente 😀 Mais en se décalant un peu plus sur la droite de l’emplacement, nous étions un peu plus droits.

Hormis ces faits notables, le camping était très agréable: très bien entretenu et il portait bien son nom, c’était très vert et ombragé. On a beaucoup apprécié notre séjour ici, très reposant et calme malgré la forte abondance de touristes.
Cela dit, nous ne profiterons pas trop de la piscine qui, elle, était plutôt froide… Oui c’est une coûtume en Australie je pense de ne pas pouvoir se baigner!

Nous planifions rapidement notre séjour à Darwin et la fin de journée était là.

7e jour – Darwin
Enfin nous découvrons cette ville particulière qu’est Darwin. C’est la capitale la plus au Nord en Australie, plus proche de Bali que de Sydney, avec un climat particulier.

Nous nous garons en plein centre ville pour la journée (quelques dollars de mémoire, ce n’était pas très excessif) et nous partons à pieds pour découvrir le centre ville. On en fait vite le tour car le centre de Darwin n’est pas très grand: il y a 3 rues principales parallèles qui traversent la péninsule sur laquelle se situe le centre et plusieurs petites rues qui leur sont perpendiculaires.

Il y a une rue piétonne pour faire du shopping, Smith Street, qui forme une sorte de Centre commercial à ciel ouvert.


Nous serons étonnés tout au long de notre séjour à Darwin du peu de monde qui circule ou marche en ville. D’accord, ce n’est pas une très grande ville même si c’est une capitale, mais nous nous attendions à avoir tout de même un peu plus de monde. C’est calme, pas beaucoup de voitures et pas beaucoup de piétons, sans pour autant être désert non plus.

Comme évoqué plus haut, nous sommes en plein saison de tourisme, ce qui nous étonne encore plus. Mais du coup c’est assez agréable, nous nous plaignons pas de cela!
Autre point qui nous a paru bizarre: la grande majorité des boutiques ferme à 15h-15h30. Le centre ne reste pas très actif longtemps.

A noter que l’architecture à Darwin est plutôt récente car la ville a été entièrement détruite pendant la seconde guerre mondiale par l’armée japonaise. Puis, plus récemment un ou plusieurs cyclones sont également venus modifier le paysage. Tout a donc été reconstruit petit à petit, d’autant que la ville ne connait qu’un « rebond d’activité » assez récent.

Darwin Waterfront
Nous continuons à nous promener jusqu’au bout de la péninsule et nous arrivons vers notre quartier préféré: celui du bord de mer. On est dans une baie.


Comme dans beaucoup de villes tropicales en Australie, il y a un « lagon » à Darwin. Une piscine publique accessible à tout le monde construite au bord de l’eau. Dans le cas de Darwin, cette piscine est remplie avec de l’eau de mer.
Tout autour se trouvent des hôtels et commerces. C’est le quartier touristique par excellence.
Il y a même une piscine à vagues qui est payante quand elle fonctionne. Ce n’était pas le cas ce jour là :/


Un bon repas dans un pub au centre de ce quartier appelé « Darwin Waterfront » puis nous traversons la péninsule dans l’autre sens. On visite un peu les boutiques de souvenirs, on passe devant l’impressionnant bâtiment du gouvernement du Northern Territory et on marche jusqu’à une petite plage appelée Mindil.

Mindil Beach Night Market
Cette plage a la particularité d’être orientée plein Ouest, comme Cable beach à Broome. C’est parfait pour les couchers de soleil 😉

Et du coup, pendant la saison sèche, deux fois par semaine (les jeudis et les dimanches) est organisé un marché nocturne au bord de cette plage. Nous y sommes donc allés. A vrai dire, c’est pour cela que nous avons continué jusqu’à Darwin la veille plutôt que de visiter le parc national à Katherine ou encore même de nous arrêter dans un autre parc national en route, on voulait visiter ce marché.

C’était bien mais pas forcément formidable. Comme tout marché nocturne où nous nous sommes rendus en Australie, il y avait énormément de nourriture de rue et un peu d’artisanat. Beaucoup de marchands étaient d’origines d’Asie du Sud-Est, tout comme la population de Darwin, ce qui s’explique par sa proximité avec la Papouasie-Nouvelle Guinée etl’Indonésie.

Une journée bien chargée qui se termine sur Darwin. Nous prenons un bus pour retourner au van puis au camping, nos jambes refusaient d’aller plus loin à pieds.

8e jour – Litchfield National Park
Ce 8e jour nous nous rendons dans un parc national non loin de Darin (1h30 de route). Nous devions y aller initialement avant d’arriver à Darwin mais comme nous voulions voir le marché de nuit de Mindil Beach, nous avons inversé les dates.
A vrai dire nous partons relativement tard pour ce parc national (environ 10h). Il est gratuit, chose rare dans le Northern Territory, et propose beaucoup d’endroits très sympathiques pour se balader ou même se baigner (oui oui, on va se baigner!).
A notre arrivée dans le parc, on s’arrête au point d’information car comme d’habitude nous sommes très organisés et nous n’avons pas la moindre idée de ce qu’il y a à voir dans ce parc.
Le parc est traversé par une grande route goudronnée à une extrémité et en terre à l’autre. Nous arrivons bien entendu par le côté goudronné bien que la partie en terre permette également de retourner sur Darwin mais c’est moins rapide.
Sur cette grande route sont disposés plusieurs points d’intérêts avec parking pour effectuer différentes marches plus ou moins grandes. Il y a également une autre route de terre qui descend dans le Sud du parc: il y a donc ici aussi beaucoup de lieux accessibles uniquement en 4×4.
Vu le temps et vu notre motivation (chaleur!) nous choisissons par commencer à explorer un seul et unique endroit. Nous le choisissons avec un point d’eau, des fois que l’on veuille se baigner.
Florence Falls
Nous irons donc à Florence Falls et nous y passerons le reste de la journée. Nous nous garons sur un parking blindé et partons effectuer une petite marche de 45minutes environ, comme indiqué au point d’information où nous nous étions arrêtés.
Avant d’entamer la marche, nous suivons un panneau qui indique un point de vue panoramique à seulement 150m. Et c’est un point de vue sur les fameux Florence Falls, une grande cascade qui tombe dans un bassin de roche quelques centaines de mètres plus bas.

Beaucoup de monde, d’autant que nous sommes apparemment sur une période de vacances scolaires, et il y a beaucoup de baigneurs vu la chaleur (heureusement que c’est l’hiver… avec ses 32°…).

Notre balade n’aura pas un grand intérêt, elle sert juste à relier un autre parking un peu plus en amont et à donner accès à plusieurs petits sites au bord de la rivière qui se précipite ensuite en cascade aux Florence Falls.
Il y a des endroits bondés et d’autres où il n’y a personne. Quelques moustiques au bord de l’eau. Nous faisons vite demi-tour.
On prend de quoi pique-niquer dans le van et on descend par des escaliers au bord du bassin des Florence Falls.
Nous y passerons un petit moment et nous nous baignerons malgré l’eau qui reste tout de même fraîche et l’ombre qui recouvre presque entièrement la zone de baignade.

Il est déjà presque tard dans l’après-midi alors nous décidons d’en rester là et de rentrer sur Darwin.
On n’aura pas bien exploré le parc mais après avoir discuté avec d’autres personnes qui y on été, nous avons vu la meilleure partie: le reste est équivalent ou moins bien.
Termits Mounds
Avant de sortir du parc national, nous nous arrêterons tout de même sur un autre point d’intérêt: Termits Mounds. Nous y observerons de nombreuses termitières, comme tout au long de notre chemin dans le Nord de l’Australie.
Nous aurons quelques informations sur ces termites dites « cathédrales » qui construisent leur nid en-dehors du sol pour éviter, entre autres, les inondations. Leur bâtisse est grand et haute, comme un building chez nous. Et chaque étage a son rôle: des soldats pour défendre la forteresse, la reine qui pond et beaucoup d’ouvrières qui cimentent et améliorent l’habitacle.
Les termites ont un aspect différent en fonction de leur rôle. C’est très intéressant.

Enfin on se sera baignés.
On m’a également conseillé un autre endroit un peu plus proche de Darwin pour se baigner: Berry Springs.
Nous n’aurons pas eu le temps d’y aller mais cela paraît fabuleux: un petit lieu tropical où se rafraîchir!


9e jour – Darwin
Rien d’exceptionnel ce dernier jour sur Darwin: nous profitons du camping pour nous reposer, faire une lessive, etc.
On rencontrera un autre couple de français en séjour autour de l’Australie. On s’apercevra qu’ils ont acheté leur 4×4 au même endroit où nous avons acheté notre van. On passera un petit moment à dire du mal de la société qui nous les a vendus.

Un petit retour en ville pour essayer d’acheter des cartes postales, mais tout était déjà fermé. La dernière boutique de souvenirs ferme sa porte devant nous à 15h30. Normal.
On fera donc juste quelques courses et nous retournerons au camping pour notre dernière nuit.
10e jour – Kakadu National Park
C’est en ce 10e jour qu’on prend la direction d’un parc national dont j’avais beaucoup entendu parler: le Kakadu National Park (à prononcer « cacadou »).
Il est très connu en Australie car c’est l’un des plus grands. Il regorge de beaux coins à explorer, de faune, de flore et c’est aussi une terre aborigène où les indigènes australiens ont pendant très longtemps vécus dans leurs traditions.
Aujourd’hui les terres appartiennent aux aborigènes qui le prêtent au gouvernement australien pour qu’ils le gèrent comme un parc vitrine de leurs traditions. C’est en tout cas ce qui nous est expliqué.
Malheureusement, et ce n’est que la continuation, la grosse majorité du parc n’est accessible qu’en 4×4.
Il est d’ailleurs préférable de visiter ce parc en saison sèche car en saison humide la grosse majorité du parc n’est pas accessible à cause des inondations (même avec un 4×4).

Les terres sur lequel se trouve le parc de Kakadu sont à la frontière avec les Terres d’Arnhem. Ces terres sont célèbres car elles font partie des rares qui appartiennent encore entièrement aux peuples aborigènes. Il y a encore aujourd’hui de nombreux aborigènes qui y vivent dans leurs traditions ancestrales, loin de toute civilisation occidentale. Il est possible d’y accéder en demandant un permis auprès d’un organisme spécial. Ce permis est gratuit, il sert juste à réguler le nombre de visiteurs qui y entrent chaque année.
Certaines compagnies de tourisme y organisent des tours sur plusieurs jours à la découverte des traditions aborigènes.
Le parc a également un coup élevé, $40 par personne (le prix peut varier en fonction des saisons). L’entrée est valable 15 jours mais bon… Quand on y va pour 2 jours, cela ne nous enchante pas trop.

Je conseille tout de même la visite du parc si on a un van: on y voit beaucoup de choses, c’est très beau.
Malheureusement les meilleurs endroits, notamment qui donnent la possibilité de se baigner, ne sont pas accessibles.
Le pass s’achète en ligne ou alors au visitor center. J’ai cru qu’il y avait des machines qui en vendaient sur la route, comme le laissaient penser des panneaux routiers qu’on a croisé, mais ça a dû changer car on en a pas croisé une seule et les autres endroits où on était sensé en trouver n’en avaient pas.

Ubirr
En van, il est possible d’aller sur le site d’Ubirr où nous nous sommes rendus le premier jour. Il y a là-bas un sentier qui nous fait passer entre différents rochers où s’abritaient autrefois les aborigènes. Ils dessinaient sur les parois de leurs abris et ils utilisaient ces dessins pour enseigner leurs traditions et leurs lois aux enfants.
Des panneaux explicatifs indiquent à quoi correspondent les différents dessins présents et comment ils étaient utilisés.




Au bout du parcour, il est possible de grimper sur un grand rocher qui domine toute la vallée d’à côté. Dans cette vallée se trouvent des wetlands, des terres innondées où une faune et une flore spécifique se développent.
On peut par exemple y croiser des crocodiles, comme un peu partour à Kakadu. Il s’agit ici de crocodiles d’estuaire ou encore d’eau salée. Les « salties » comme les appellent les australiens peuvent faire jusqu’à 5-6 mètres de long et sont dangereux pour l’homme. Ils n’hésitent pas à attaquer pour se nourrir.
La vue depuis ce rocher est vraiment magnifique et beaucoup de touristes affluent ici au coucher du soleil.

Pour notre part, nous sommes partis un peu avant le coucher du soleil pour rejoindre le campement où nous passerons la nuit.


Dormir à Kakadu
Plusieurs choix pour dormir. Le premier, le plus cher, c’est en hôtel. On oublie.
Il existe ensuite plusieurs types de campings au sein du parc national. On oublie les zones de camping gratuit, ça n’existe pas ici.
Les autres ont un prix qui varie en fonction des infrastructures proposées. Il y en a qui ont des vrais sanitaires avec douche. D’autres qui n’ont que des toilettes sèches. C’est cette dernière option qu’on prendra, le moins cher ($6 par personne).
On paie tout ça en cash qu’on met dans une enveloppe et qu’on glisse dans une urne appelée « Honesty Box », comme on l’a déjà rencontré lors de notre voyage en Australie.
On passera une bonne nuit, loin de la foule: il y avait peu de monde dans notre camping. Mais il y avait énormément de moustiques. Encore une nuit à chasser le moustique, comme on l’a déjà fait par le passé..
11e jour – Kakadu National Park
Les deux autres sites accessibles en van sont le Nourlangie Rock et la Yellow Water River. On commencera par le premier évidement.

Nourlangie Rock
Un autre endroit où une marche nous promène au milieu de rochers utilisés comme abris par les aborigènes il y a quelques décennies (ou siècles). On profite encore des dessins sur les rochers (Rock Art) et on se retrouve sur une petite colline où on a aussi une belle vue. Elle reste toutefois beaucoup moins bien que celle de la veille à Ubirr.



Yellow Water River
On prend ensuite la route pour la Yellow Water River. Cette rivière passe dans des Wetlands, plaines inondées comme expliqué plus haut, où la faune est très importante.


Ici la rivière (qui est en réalité la South Alligator River mais surnommée Yellow Water à cet endroit, très certainement pour la couleur jaunâtre de l’eau due à la stagnation de la rivière à cet endroit.
Forcément, beaucoup de moustiques mais aussi beaucoup d’oiseaux et de poissons dans l’eau. On peut profiter du paysage en empruntant une sorte de passerelle qui passe au-dessus d’une bonne partie de la rivière.

Il existe des « croisières » sur cette rivière. Comprendre ici des tours de quelques heures en bateau. C’est l’occasion d’aller un peu plus loin que la plateforme et peut-être de voir d’autres choses sur cette rivière. Notamment des crocodiles.


D’ailleurs un bateau s’était approché du bord. Après avoir regardé avec insistance ce que semblaient observer les gens dessus, on a vu quelque chose qui dépassait de l’eau. Puis cette chose a disparu avant de réapparaître.

Avec mon appareil photo j’ai pu regarder un peu plus près et constater que c’était bien un crocodile, à quelques dizaines de mètres de nous.

Cooinda
Nous avons ensuite été voir une petite « ville » à côté, Cooinda, où se trouve une station service, un camping et même un Resort, hôtel 4-5 étoiles.
C’est aussi ici que se vendent les billets pour les croisières. Faut compter environ $95 par personne pour 1h30 de balade. On laisse tomber.
On mangera un bout au bistrot qui s’y trouve et, chose intéressante, il y avait une piscine à côté qui était ouverte à tout le monde. On a préféré reprendre la longue route qui nous séparait de notre prochaine étape plutôt que d’en profiter. Mais on n’a pas regretté 🙂
Je vous expliquerai pourquoi dans notre prochain article pour la suite de notre itinéraire vers Melbourne!

Et après ?
On continue la route vers le Sud, toujours en direction de Melbourne.
Prochaine grosse ville, Alice Springs et nous approcherons du très célèbre Uluru (Ayers Rock)…

J’ai accumulé le retard sur la publication des articles, comme d’habitude vous me direz, tout simplement car nous avons beaucoup profité de la fin de notre roadtrip avant d’en attaquer un nouveau sur la côte Est avec les parents et le frère de Laura qui nous ont rejoints à Melbourne.
Bref, tout est terminé maintenant, nous avons mis notre van en vente et il nous reste un bon mois plus tranquille sur Sydney avant de nous envoler pour d’autres contrées.
Ce qu’il faut comprendre ici, c’est que je vais avoir du temps pour me consacrer au blog désormais 😉
Bises à vous et à très prochainement!
Rappels
Si vous voyagez prochainement, n’hésitez pas à consulter notre liste d’outils recommandés pour voyager en cliquant ici.
Cet article appartient à la catégorie Actualité, Australie
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Un grand bravo au photographe et rédacteur de cette épopée impressionnante.
Bises à Laura.
Merci encore pour cet article passionnant.
Bises à tous les deux et bonne route.